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Justice


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La Justice en l’an 2010

Notre ambition s’appelle « justice », une justice accessible, une loi devant laquelle tous sont égaux, avec une gestion efficace et avec une exécution crédible des peines.

L’administration de la justice est un enchaînement de maillons indispensables. Le premier est celui de la prévention. Si la criminalité ne peut être évitée, d’autres maillons suivent : la constatation par la police,  l’enquête, l’investigation, la poursuite, le renvoi, la condamnation, l’exécution de la peine et la réinsertion du détenu dans la société. Chaque élément, chaque maillon de cette chaîne a son importance et il est primordial que tous les éléments de cette chaîne s’imbriquent sans problèmes les uns aux autres. 

Exécution des peines

Ces dernières années, il est devenu évident que l’exécution des peines est un des maillons les plus faibles dans la chaine du droit pénal. Si la confiance du citoyen dans la Justice a récemment été ébranlée, c’est principalement dû à l’exécution des peines. Les gens constatent que des jeunes délinquants se font arrêtés et sont ensuite relâchés. Ils apprennent qu’il y a des listes d’attente pour le bracelet électronique et qu’entre-temps il n’y a pas de peine. Cela suscite de la révolte. Les gens ressentent cela comme de l’impunité, comme un échec de la part de la Justice.

Capacité carcérale supplémentaire

Les problèmes se situent essentiellement au niveau de la surpopulation carcérale, ce qui fait que des condamnés ne sont pas punis ou qu’ils doivent purger leur peine dans des conditions inhumaines. Nous constatons même que pour certaines personnes il n’y a absolument pas d’exécution de peine qui suit. En ce qui concerne les alternatives à la peine d’emprisonnement, l’encadrement fait défaut. Des initiatives récentes pour éviter ou remplacer la peine d’emprisonnement n’ont pas encore eu d’effet.

Une histoire sans fin

La Justice est une histoire sans fin. Il faut une capacité carcérale supplémentaire et des investissements supplémentaires pour les peines et procédures alternatives sont nécessaires. En faisant intervenir des assistants sociaux, nous pouvons éviter que les toxicomanes deviennent des criminels et faire en sorte que la violence intrafamiliale soit détectée et solutionnée à temps, sans procédure pénale. Pour certains condamnés, l’emprisonnement n’est certainement pas la meilleure solution. Mais c’est bien le sceptre dont a besoin la Justice, aussi pour protéger la société. 

Pas une île

La Justice n’est pas un ilot solitaire. Bon nombre d’acteurs dans notre société jouent un rôle dans la prévention de la criminalité : écoles, associations parentales, police, animateurs (socio)culturels, autorités locales,… Il ne convient pas de s’affaler dans son fauteuil et d’attendre que tout ait tourné à un tel point que seule la Justice peut encore donner une réponse, souvent répressive. Le ministre aspire à une politique coordonnée et intégrée où la justice puisse bien pleinement prendre sa responsabilité. Ici aussi, la justice est une histoire à rallonge. Et pour finir : la justice ne traite pas uniquement des coupables, mais également des victimes.  Ici aussi il y a du « encore et encore ».

Pas de révolution

La Justice n’a pas besoin d’une véritable révolution, mais bien d’une évolution et d’une réforme dynamiques. Nous ne sommes pas partisans du travail législatif de grande envergure. Nous voulons que les lois existantes soient facilement applicables. Qu’elles soient efficaces. Nous sommes par contre défenseurs d’une bonne administration, une direction professionnelle et pour ce faire nous créons les outils adéquats. Cette année déjà nous entamons la réforme de l’organisation de l’administration de la justice. Celle-ci se fait entre autres par la mesure de la charge de travail, par l’informatisation, par un statut bien défini pour le personnel.

Ambition

La police a été réformée et fonctionne beaucoup mieux qu’avant la réforme. Maintenant la Justice doit faire un travail de rattrapage. La note politique 2008-2012 mentionne comment nous souhaitons le réaliser. Nos objectifs sont clairs et mesurables. Notre politique est transparente. Notre détermination est grande.