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Dancings : la Justice réclame plus de moyens

Tournai En zone frontalière, incluant de très nombreuses discothèques, l’arrondissement judiciaire de Tournai multiplie depuis plusieurs années ses efforts en matière de lutte contre les stupéfiants. En visite de travail jeudi, les ministres de la Justice Stefaan De Clerck et de l’Intérieur Guido De Padt, ainsi que le ministre-président wallon Rudy Demotte, ont rencontré les autorités judiciaires tournaisiennes.

L’arrondissement judiciaire de Tournai abrite des mégas dancings (plus de 1.500 personnes), des dancings (plus de 500 personnes) et des discothèques. Ce record n’est pas sans conséquences : problèmes de sécurité, d’alcoolémie, de trafic et de consommation de stupéfiants à clé. Face à cette situation, les actions policières et judiciaires sont contrecarrées par un manque de moyens financiers et humains.

Jeudi soir, le ministre de la justice, Stefaan De Clerck, de l’intérieur, Guido De Padt, le ministre-président de la Région wallonne, Rudy Demotte, et le procureur général, Claude Michaux, ont eu une réunion de travail avec les responsables du parquet de Tournai, les chefs de zones de police, les responsables de la police judiciaire fédérale et les bourgmestres de l’arrondissement judiciaire.

Stefaan De Clerck a expliqué qu’il entendait accentuer le travail policier dans la zone frontalière de l’Eurométropole (Lille-Courtrai-Mouscron). « Le souhait est de mettre sur pied une législation fédérale concernant la gestion des heures d’ouverture et de fermeture des dancings, des plages identiques pour tout le monde. Enfin, afin d’accentuer l’aspect prévention, Rudy Demotte nous a indiqué un certain nombre de pistes de financement au niveau de la Région wallonne », a expliqué le 1er substitut, Jean-Bernard Cambier.

Le Soir